Partager l'article ! 4° PARTIE: Le flux informatif interne: La pensée perceptive n’est pas une chose, mais un processus complexe évolutif. Les calculs réalisés ...
La pensée perceptive n’est pas une chose, mais un processus complexe évolutif. Les calculs réalisés par le cerveau lors de cette interprétation sont majoritairement inconscients. Seuls émergent dans notre conscience leurs résultats La perception et la compréhension sont des mécanismes qui ont évolué simultanément depuis des centaines de millions d’années.
Les systèmes philosophiques sont des constructions qui présupposent l’existence implicite de la pensée et ne peuvent donc être la base de cette pensée, car l’esprit doit la posséder pour faire fonctionner ces constructions abstraites. Les philosophes classiques attribuent l’origine de cette pensée à des entités comme la “Raison Pure” ou Dieu. En particulier, la notion de conscience est considérée comme une donnée a priori dont les philosophes sont bien incapables de montrer l’origine réelle, car ils la placent dans l’absolu, comme si c’était une propriété intemporelle et immanente de l’homo sapiens.
La plus ancienne des structures cérébrales : la structure archaïque est apparue alors que le cerveau devait gérer les informations internes permettant la survie du système. l’hypothalamus représente le cerveau du monde intérieur. Les comportements qu’il génère sont automatiques et invariables ; Ils n’offrent aucune possibilité d’adaptation lors des changements survenus dans l’environnement ce qui traduit certainement le grand degré de perfection atteint par le système végétatif. Dans le système sensori-moteur les neurones sensitifs ont fourni peu à peu au cerveau une représentation du monde extérieur et du sujet dans le monde. Le cerveau est alors le siège des motivations et des émotions, il est capable de répondre à une information présente en faisant appel aux souvenirs. La construction du cerveau se fait par addition de couches ou d’étapes successives de plus en plus complexes, de telle sorte que chaque nouvelle strate recouvre en l’incorporant la strate sous-jacente.
La conscience naît d’un ensemble particulier de relations dialectiques existant entre la perception, la formation des concepts et la mémoire. Deux sortes de consciences interviennent dans la vie animale. L’une est apparue il y a très longtemps, c’est la conscience primaire qui permet l’intériorisation immédiate du monde extérieur. Elle est limitée à un petit intervalle de temps autour du présent. Elle fournit le moyen de former et de guider l’attention au cours de l’accomplissement d’apprentissage complexes.
La conscience secondaire est la capacité d’extraire de cette scène des informations partielles pour pouvoir mettre des étiquettes aux différentes parties de la scène. L’intérêt principal de cet étiquetage est une économie considérable du nombre de neurones nécessaires à l’enregistrement de cette scène. Elle est l’apanage des mammifères et surtout de l’homme. Une troisième phase dans la formation des structures cérébrales correspond à l’apparition du cerveau cognitif avec la formation de la conscience d’ordre supérieur. Cette structure cérébrale intervient principalement dans l’organisation temporelle des comportements. L’apparition du langage a une importance décisive dans la formation non seulement de l’espèce, mais aussi dans ce qui est le plus spécifique de chacun d’entre nous : sa personnalité