Partager l'article ! 1° PARTIE: Dispersion de l’information: Cette première partie (de même que la préface) est la plus délicate pour qu ...
Cette première partie (de même que la préface) est la plus délicate pour quelqu’un qui n’a pas une certaine formation scientifique. Elle peut être ignoré sans que cela ne gêne trop la compréhension de l’ensemble. Cependant, elle met en place l’élément directeur de l’ouvrage : la notion d’information et celle de dispersion de l’information. Paul Virillo considère l’information comme la troisième dimension de la matière après la masse et l’énergie. C’est sous cet angle qu’est abordée la notion d’information. Tout un chapitre est consacré à sa définition et à sa mesure car l’information est un élément très complexe qu’on a bien trop souvent utilisé sans chercher à le formaliser.
La dispersion de l’information est selon moi une propriété fondamentale de la matière qui a été ignorée aussi bien par de nombreux scientifiques que par les philosophes. Le concept de flux informatif peut être défini comme l’ensemble des informations agissant sur un système donné et déterminant sa dynamique, son histoire.
Considérée comme donnant son véritable sens à l’évolution, l’introduction de la notion de dispersion de l’information a un effet de réseau qui se répercute sur la plupart des concepts classiques et les transforme radicalement. Avec l’auteur de la préface, M. Daniel Parrochia, je dirais que partout dans cet ouvrage, « on est soumis à des tirs dispersants qui font voler en éclats les configurations souvent jugées utiles ou stables, économiques ou stratégiques… Mais pourquoi s’étonner que la “dispersion de l’information”, elle-même résultante de ces chocs multiples et de ces brisures de symétrie énergétique et informationnelle, que l’auteur a mises en exergue, ne soit attaquée et discutée, et multiplement fracturée ? Il faut au contraire s’en réjouir : ce destin, d’une certaine manière la vérifiera. »