Présentation

L’espace-temps a une structure fondamentalement discrète, non différentiable et fractale. D’après M. Laurent Nottale, on aurait effectivement démontré que “l’espace-temps” est de nature fractale à l’échelle microscopique. Il explique ainsi que : « les trajectoires possibles d’une particule constituent un ensemble infini de courbes fractales dont le nombre augmente à chaque augmentation de la résolution. La description de l’une de ces courbes fait intervenir des coordonnées moyennes, macroscopiques, qui s’identifient à la trajectoire classique, dans le cas où elle existe, et de fluctuations qui dépendent de l’échelle, et qui dominent les déplacements moyens à très petite échelle… »

Tous ces chemins sub-quantiques « sont des courbes fractales, à tout instant arbitraires, caractérisées par une propriété géométrique commune : leur dimension fractale est 2 ». J’interpréterais cette propriété en disant que si les protoparticules occupent tout l’espace, elles ne sont pas denses, au sens mathématique du termemais que c’est leur mouvement et leurs interactions incessantes qui leur permettent d’occuper tout l’espace.

Aux dimensions de Planck, aucun repère géométrique n’est envisageable, avons-nous dit. « Il en résulte la disparition de la notion de point géométrique dans l’espace-temps. Or précisément, cette notion est à l’origine des divergences quantiques et des singularités relativiste. La disparition des points nous débarrasserait alors des infinis de manière naturelle. » Mais alors disparaît du même coup un des fondements de la théorie du Big-Bang.

«  Selon la version quantifiée de cette [nouvelle] physique, cette géométrie n’existe plus ni les distances ou les durées, ni la courbure etc. Pour rendre compte de la gravité quantique, on devra parler de géométrie “fluctuante”, “indéterminée” ou “incertaine”…La structure ultra microscopique de l’espace-temps serait floue.» D’après nos hypothèses, ce flou résulterait du fait que seul le hasard intervient à cette échelle. Il faut avoir le courage de dire que le hasard intervient de façon fondamentale dans le monde même si cela peut surprendre bien des scientifiques qui dans une vision trop dichotomique du monde voient là, à tort, la négation même du déterminisme.

La matière est aussi et indissolublement une antimatière, Ainsi, la matière est une réalité profondément dialectique c’est-à-dire une réalité ne pouvant exister que par la nature contradictoire de ses constituants. Pas de matière sans antimatière !

Ce sont les contradictions structurelles du monde de Planck qui ont permis son évolution avant l’apparition des lois physiques. Pour comprendre la réalité intime de la matière, ce ne sont pas tellement les lois de la physique qu’il faut changer ni les dimensions de l’espace qu’il faut malmener, c’est la philosophie des chercheurs, qu’il faut faire évoluer.

Ainsi, la géométrie ne peut pas être une donnée primordiale, a priori. Pour parler de géométrie, il faut d’abord voir les choses, apprécier leur forme, leur distance etc. cela suppose :

- Que la chose existe.

-Qu’elle émette des inform­ations utilisables par un récepteur.

-Qu’elle puisse être comparé au reste du monde.

Seules ces informations permettent de concevoir les notions de distance, de forme, de volume, en un mot, de géométrie. Sans matière et sans lumière, la notion même de géométrie n’a pas de sens. Il en est de même de la notion de temps (voir plus loin). La géométrie résulte donc de la structuration de l’espace et du temps par la matière et non l’inverse.

. En ce sens, on peut bien dire que l’Univers tel que nous le connaissons est né voici 12,5 milliards d’années environ, mais il n’est pas né de rien. Tout a une histoire. Si l’évolution ultérieure de l’univers est effectivement celle qui est décrite par les astrophysiciens quelques secondes après le Big-Bang,: la façon dont on est arrivé à la formation des constituants de base de la matière aurait selon nous suivi un chemin très différent

« Pour la Science » numéro 215: « l’espace-temps fractal »

« Pour la Science » numéro 215: « l’espace-temps fractal »

Idem

idem.

Par Jean Terrier - Publié dans : L’origine de la matière.
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