Présentation


Quand un photon parcourt de grandes distances dans le vide, il est “en relation” avec “les éléments du vide physique répartis uniformément dans tout l’espace parcouru. C’est cette relation qui permet justement à la lumière de se déplacer .

Dans un article remarquable : « La relativité d’échelle à l’épreuve des faits », M. Laurent Nottale écrit : « On peut considérer la relativité restreinte du mouvement comme une modification de la relativité galiléenne par l’introduction d’une vitesse limite infranchissable : (la lumière dans le vide). La relativité restreinte d’échelle est construite à partir d’une limite analogue : un rapport de dilatation maximal. Cette dilatation maximale implique l’existence d’une résolution spatiale (et temporelle) extrémale, invariante sous les dilatations et les contractions. Quelle que soit la puissance du zoom supplémentaire qu’on lui applique, une telle échelle ne change pas… Vers les petites échelles, les physiciens connaissent depuis longtemps une longueur et une durée particulières : l’échelle de Planck (10-35 mètre et 10--43 seconde) que nous identifierons à notre résolution extrémale. »

L’existence de cette résolution extrémale me paraît de la plus haute importance sous deux aspects. - Le vide physique pourrait alors se comparer à un empilement infini de particules: dont la dimension est de l’ordre de grandeur celle de Planck. (Voir annexe) C’est une forme actualisée de l’océan de Dirac. Il ne serait donc pas identifiable à l’espace abstrait qui le contient, mais à un milieu matériel dont nous étudierons les propriétés.

Ainsi, le déplacement de la lumière serait identifiable à la propagation d’un ébranlement dans un milieu physique illimité : le vide cosmique. Ce déplacement, comme tout déplacement n’est pas gratuit, mais dépense une certaine énergie conduisant au rougissement du photon. On peut dire que la réalité de l’interaction de la lumière avec les éléments du vide physique, est justifiée par le fait que dans un espace courbe (au sens de la relativité générale) la lumière suit effectivement cette courbure, ce qui serait difficile sans cette interaction

Pour la science : juillet 2003

Par Jean Terrier - Publié dans : MACROCOSME
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